30/07 Premier ours polaire à l’entrée du golfe d’Amundsen

Amundsen, fut le premier explorateur polaire Norvégien à croire en l’existence d’un passage du Nord Ouest et le premier à réussir une expédition pour le prouver entre 1903 et 1905. Il disparaîtra en 1928 en Arctique, quelque part à proximité de l’île aux ours.

Sur les traces de son illustre prédécesseur, Yvan vient d’observer son premier ours polaire à l’entrée du golfe d’Amundsen : « Je naviguais avec pas mal de glaçons à vue au nord de cap Parry, quand j’ai distingué la silhouette d’un ours blanc. Il était seul sur un glaçon d’une cinquantaine de mètres. Le temps que je manœuvre pour m’en approcher, il avait disparu. J’espère en voir d’autres bientôt. »

Froid polaire dans l’air et l’eau

Les conditions météo sont plus sèches que durant les deux premières semaines du Défi Bimedia et Yvan sait apprécier la différence, pour lui et pour la charge des batteries ! Seulement voilà, le froid proche de 0° et des bancs de brume quasi givrante ont remplacé l’humidité permanente. Au choix, le froid est préférable mais pose de nouveaux problèmes tant les couches de gants indispensables, empêchent de réaliser la moindre tâche un peu précise. La mer, elle est à 2°, et pourtant Yvan à du y plonger les mains de longues minutes…

Un axe de safran hors service

L’axe vertical d’un des safrans a lâché hier suite à une usure un peu prématurée. Prévu pour durer environ 2000 miles, il n’aura résisté que sur 1400 ! Yvan est équipé de plusieurs pièces de rechange ; La difficulté consistait à remplacer plusieurs boulons, sans gants, pour réussir à tenir les petites pièces les mains dans l’eau glacée ! : « J’ai bataillé plusieurs minutes pour remettre les boulons en place sous l’eau, il était urgent de le faire, le risque étant de perdre un safran ! Quand j’ai fini, je ne sentais plus du tout mes mains… En plus un de mes sur-gants s’est envolé et je n’ai pas pu le récupérer. J’ai finalement réchauffé mes mains après un temps qui paraît très long dans ces cas-là »

Des conditions de navigation frustrantes

Au près séré, avec obligation de tirer des bords, « Ma Louloutte » était ces dernières heures face à un courant de 1,5 nœuds qui rendait sa progression sur le fond assez lente. En plus, les mouvements saccadés et les bonds des coques sur les vagues, obligent Yvan à une tension constante pour se tenir : « Mon dos commence à souffrir de ces ruades répétées ; les vertèbres se tassent et je rêve de vent de travers et de glissades à 10 nœuds ! »

Le soleil descend de jour en jour plus bas et passe maintenant plusieurs dizaines de minutes sous l’horizon. Pour le moment cela n’affecte que peu la luminosité, mais dans une quinzaine de jours, la nuit devrait envelopper Yvan d’obscurité.

 

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