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  • Les préparatifs de Ma Louloutte à Nome

    Des formalités menées tambour battant

    GEFCO a fait du super boulot pour rattraper le temps perdu par le porte container.

    A Anchorage les opérations de dédouanement ont été prises en charge par un émissaire venu spécialement de Denver, et tout s’est passé en douceur. Pour décharger le container et recharger le bateau chez un transitaire, 4 personnes ont été mises à disposition, très soigneuses et à l’écoute des consignes pour emballer méticuleusement tous les éléments de « Ma Louloutte ». L’ensemble n’avait d’ailleurs pas souffert du voyage. Dans la soute de l’avion cargo un grand emplacement suffisamment isolé du reste du fret, était réservé par GEFCO.

    Le seul bémol est venu du refus par le transitaire de charger les fusées de détresse et les bouteilles de gaz. La faute aux normes de sécurité différentes de celles de la France. Yvan a dû courir les boutiques d’Anchorage pour les remplacer. En chemin il a découvert une grande surface vendant uniquement… du matériel de pêche ! De nouvelles lignes et appâts ont rejoints ceux amenés de France.

    Prise de contact avec Nome, le « camp de base » du défi

    Après son périple de près de 2 mois en container, « Ma Louloutte » a enfin touché le sol de Nome le 23 juin ainsi que Didier Corfec fidèle compagnon de route et ami d’Yvan. Sur place, les hôtes ont mis précieusement à disposition de Didier une remorque et un container pour stocker le matériel. Yvan, lui, a dû patienter jusqu’au 24, pour cause de surbooking sur le seul vol quotidien d’Alaska Airlines entre Anchorage et Nome ! Les causes en sont étonnantes : « C’est un afflux massif de chercheurs d’or qui a provoqué le surnombre ! ».

    La saison de prospection dure 4 mois et dès le début de la fonte de la banquise c’est la ruée vers l’or: « Sur son terre plein « Ma Louloutte » est entourée de plusieurs dizaines d’embarcations archaïques allant de la simple barque à la barge, d’épaves, de charrettes et de chantiers navals improvisés. C’est surréaliste, un vrai décor de film ! » A peine à l’eau certains reviennent pour déjà réparer, souder, colmater.

    Sur chaque embarcation un plongeur est chargé d’aspirer le sable du fond et un tapis de tri isole ensuite les pépites. L’un d’entre eux a confié à Yvan gagner une moyenne de 120.000 dollars par an depuis 10 ans. Il n’est pourtant pas le patron de son bateau. Comme la plupart des autres prospecteurs il vit dans une baraque en bois au sol en terre battue…

    L’assemblage du puzzle

    C’est dans cette ambiance que les opérations d’assemblage du bateau ont commencé. Quelques imprévus nécessitaient de trouver une plieuse et une perceuse sur colonne ; ce fut vite réglé avec l’aide de quelques chercheurs d’or. Dimanche 25 la plateforme, coques et poutres de liaison, était assemblées. Le matage a eu lieu lundi matin et la mise à l’eau l’après midi. La première navigation de contrôle est proche.

    Yvan et Didier ne sont pas seuls car Pierre et Rémi, le réalisateur et le cadreur du film pour Canal+ commencent à tourner. Les 5 contributeurs de la campagne sur KissKissBankBank qui ont gagné un séjour d’une semaine au départ du Défi Bimedia, vont les rejoindre à partir du 26 et Yvan qui a visité avec le maire de Nome le logement qui leur est réservé est un peu soucieux : « Le sol est en terre battue, les matelas sont défoncés ! La pluie s’annonce, la température est de 7°, la ville est plus qu’austère, ça ne sera pas vraiment des vacances de rêve pour eux ! »

  • Les tribulations du container de « Ma Louloutte »

    Partie de France le 28 avril par camion « Ma Louloutte » a pris place dans un container à Anvers (Belgique) sur le MSC Domitille. Après un changement de porte container au Portugal « Ma Louloutte » accostait à Panama city un mois plus tard. Elle est ensuite passée à Seattle sur la côte ouest des Etats-Unis, dans l’Etat de Washington. Le container y a été déchargé et transporté par camion jusqu’à Tacoma (Etat de Washington). Là, il a pris place sur le pont d’une barge, à destination d’Anchorage en Alaska ou il doit arriver ce jour même, mardi 20 juin.

    Les retrouvailles avec « Ma Louloutte »

    Yvan Bourgnon, accompagné de Didier Corfec se posera à Anchorage le 21 juin. Les formalités de dédouanage pourront commencer. Il leur faudra ensuite décharger le container, s’assurer que rien n’a souffert du voyage et reconditionner tous les éléments pour un transport par camion jusqu’à l’aéroport ou « Ma Louloutte » embarquera dans la soute d’un avion cargo. A ce stade on déplore 10 jours de retard sur le timing prévu !

    Le bon déroulement du défi Bimedia d’Yvan est en partie lié à sa date de départ.

    Le temps presse pour ne pas risquer, sur la fin du parcours, d’être confronté au retour d’un froid plus intense, à des tempêtes plus fréquentes et des nuits de plus en plus longues. C’est pourquoi les solutions envisagées dans un premier temps pour relier Anchorage à Nome, le convoyage sur une barge, le convoyage sur un voilier loué ou même faire le trajet à la voile sur « Ma Louloutte », ont été abandonnées. Le catamaran n’aurait pas été sur place avant la fin juillet ! « Il faut comprendre qu’aucune route terrestre n’existe entre ces deux villes d’Alaska. »

    L’équipe de GEFCO suisse, en charge de la logistique, a tranché : Pas question de mettre en péril la réussite du Défi Bimedia. GEFCO a pris en charge l’affrètement d’un avion cargo qui permettra à « Ma Louloutte » de relier Anchorage à Nome dans les délais ! Yvan, Didier, et le bateau, atterriront à Nome le 26 juin.

    Tout en s’accoutumant aux conditions climatiques et au jour de 22 heures, ils devront mener à bien une semaine de vérifications et d’assemblage du puzzle qui constitue le bateau : Panneaux solaires, électronique, accastillage, autant de tâches délicates et cruciales. Ils devront conditionner l’avitaillement, la pharmacie, le matériel de sécurité et l’outillage. Quelques ultimes marquages de partenaires seront aussi à effectuer. « Ce sera du boulot, mais le casse tête du transport ne sera plus qu’un mauvais souvenir ! »

    Ils seront rejoints par 5 contributeurs de la campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank. Réalisée pour The Sea Cleaners, cette campagne offrait à 5 donateurs la possibilité de passer une semaine au départ du défi, en compagnie d’Yvan.  Le départ du Défi Bimedia est prévu à ce jour à partir du 4 juillet.

  • La préparation spécifique de « Ma Louloutte »

    Certes « Ma Louloutte » en a vu d’autres, un tour du monde dans les flotteurs n’est pas anodin ! Mais les conditions extrêmes qui règnent aux abords du cercle polaire posent de nouvelles problématiques.
    Un renforcement pour pallier aux risques de collision
    Les chocs contre « les glaçons » comme le dit Yvan, seront toujours possibles même si la veille du skipper sera quasi permanente. Pour minimiser les conséquences d’un choc, les étraves ont été renforcées par des couches de Kevlar. Le tangon, la pièce du gréement placée la plus à l’avant sera aux premières loges en cas de collision. La section du tube a donc été augmentée.
    Corriger les points faibles décelés lors du tour du monde
    Le pied de mat : Il avait causé des sueurs froides pendant la circumnavigation d’Yvan. Une faiblesse structurelle avait causé un enfoncement sous la compression du mat. L’augmentation du diamètre, indispensable, a été réalisée par le chantier MPO, Mécanique Précision de l’Ouest à Pluvigner (56).

    Le pilote automatique : Fidèle second du marin, avait connu des dysfonctionnements importants pendant le tour du monde. « Pour le défi Bimedia, il était impératif de solutionner ces problèmes. Je dois être en confiance au moment de dormir. De plus, un chavirage dû à une erreur du pilote pourrait avoir de graves conséquences en raison de la température glaciale de l’eau.»

    Un conditionnement des principaux composants du pilote en boite étanche, à l’intérieur des coques, évitera les problèmes de connectique liés à l’humidité. De plus, un soin tout particulier a été mis à l’étanchéité des capots ouvrant sur l’intérieur des coques. Seul les vérins de barre, les répétiteurs (cadrans) et l’antenne seront à l’extérieur.

    La proximité du pôle nord a une influence sur le fonctionnement des compas. Pour que le pilote reste fluide, un compas satellitaire a été installé. La nouvelle installation sera plus gourmande en énergie et des panneaux solaires supplémentaires ont pris place à bord.
    Améliorer le confort

    Pour qu’Yvan puisse se reposer et se réchauffer, des sortes de tentes coulissantes peuvent recouvrir les bancs-couchettes. Leur toile, bâche pvc à l’extérieur et tissus à l’intérieur, entoure une couche d’isolant thermique. Une combinaison étanche sur mesure, des gants spéciaux adaptés au froid et à l’humidité, complètent les vêtements polaires embarqués.

  • La préparation minutieuse du marin et du bateau

    La préparation physique 
    Elle a débuté il y a un an. Yvan s’est astreint à beaucoup de sport d’entretien, principalement du VTT, du tennis et de la montagne. L’accent a été mis sur le travail de la souplesse, une qualité indispensable sur un catamaran de sport comme « Ma Louloutte ».
    La préparation mentale
    Elle n’est pas négligée et Yvan s’adonne à la projection d’images mentales le mettant en situation sous un climat rude. Une manière pour le navigateur de s’accoutumer et de rendre un peu plus familières les conditions extrêmes qui l’attendent.
    L’alimentation, un gage de sécurité
    Pour maintenir l’organisme et le mental au top la préparation en amont n’est pas suffisante. La nourriture embarquée doit permettre de compenser la perte de calories : « Contrairement à un explorateur polaire se déplaçant sur la banquise, et relativement au sec, sur l’eau je serai en permanence dans un froid humide. »
    Pour ne pas alourdir le bateau la solution de la nourriture lyophilisée a été retenue. Toutefois, les quantités embarquées ont été calculées au plus juste. Si ses réserves sont épuisées ou simplement pour refaire le plein de protéines, de vitamines et de fer, Yvan pourra toujours compter sur la pêche à la façon Inuit : « J’ai commencé l’apprentissage mais la fréquentation des Inuits sur place me permettra d’en comprendre les subtilités. »
    Le rythme de sommeil, un point délicat à gérer
    « Lors de mon tour du monde sur « Ma Louloutte » j’ai souvent profité des calmes plats pour dormir plus longtemps. Pendant ce défi je ne pourrai pas car les calmes et donc la vitesse réduite, rendront mon bateau plus accessible aux ours. »

    En conséquence, Yvan devra s’astreindre à des périodes de sommeil courtes d’environ 10 mn quelles que soient les conditions. En cas de vent fort, c’est le temps qu’il faudra pour aller jusqu’à la limite de ce qui est visible depuis le bateau, et de minimiser ainsi le risque de collision avec un iceberg.
    « Ma Louloutte » a subi un gros lifting  
    Si, comme on l’a vu Yvan se donne toutes les chances d’éviter les plus gros «glaçons», les étraves on été doublées par du kevlar pour parer aux chocs contre les growlers. Le tangon aux premières loges en cas de choc s’est vu renforcer. Le pilote a été intégré à l’intérieur du bateau pour une totale étanchéité. Des toiles coulissantes ajoutées sur les bancs couchettes, une combinaison étanche sur mesure et des gants spéciaux améliorent le confort et la sécurité. Bien sûr après un grand check up, des pièces d’accastillage et de gréement ont été changées.

  • Défi Bimedia Yvan Bourgnon : Le compte à rebours est lancé !

    Dans les premiers jours de juillet, le navigateur Franco-suisse Yvan Bourgnon s’élancera de Nome en Alaska pour une première mondiale : Le franchissement du passage du Nord-Ouest entre l’Alaska et le Groenland sur un catamaran de sport de 6.30 mètres, non habitable, sans moteur, sans assistance…et en solitaire !

    A double vocation, sportive et environnementale.

    Ce défi n’est pas seulement un exploit sportif hors normes. Yvan aura à cœur par ses observations, de sensibiliser le public sur la pollution et les effets du réchauffement climatique dans ces contrées polaires.

    Le Défi de tous les dangers

    Sur les 7500 km de son périple, Yvan Bourgnon sera confronté à des températures proches de 0° et un chavirage pourrait avoir de graves conséquences. Les rencontres avec des icebergs massifs et des growlers au positionnement incertain s’ajoutent au risque d’être bloqué par une reformation précoce de la banquise :
    « Le timing pour réaliser l’ensemble du passage en une seule saison est serré, je vais devoir redoubler d’efforts pour naviguer quasiment 2 mois sans m’arrêter.»

    La faune Arctique pourrait également lui réserver des surprises, avec l’emblématique ours polaire, redoutable nageur, dont Yvan Bourgnon, sans moteur et au ras des flots, devra se méfier 24 h sur 24.

    Une préparation à la hauteur du défi.

    Yvan et son catamaran «Ma Louloutte» ont déjà effectué un tour du monde ensemble et si le marin s’est physiquement préparé, le bateau n’est pas en reste : entre autre un renforcement des étraves par du Kevlar pour parer les chocs avec la glace, le conditionnement en boite étanche du pilote automatique, le renforcement du pied de mat et l’ajout de panneaux solaires supplémentaires. Des toiles abritant les bancs couchettes et une combinaison étanche sur mesure, améliorent confort et sécurité.

    Malgré tout, une grande part d’inconnu subsistera dans cette région très mal cartographiée :
    «Je me situe plus comme un aventurier qu’un scientifique. L’idée de ne pas tout savoir sur ce qui m’attend me plaît. Je souhaite trouver des solutions en cours de route.»

    Le navigateur sera équipé d’un téléphone satellite, d’une balise de détresse. A terre, Yann Bonneau le responsable de la sécurité sera en contact permanent et en capacité de déclencher une éventuelle opération de sauvetage.

    Pour le moment « Ma Louloutte » est sur le pont d’un porte container à Panama City, avant de rejoindre Anchorage puis Nome (Alaska), point de départ du Défi Bimedia.

  • Défi Bimedia Yvan Bourgnon : Le compte à rebours est lancé !

    Dans les premiers jours de juillet, le navigateur Franco-suisse Yvan Bourgnon s’élancera de Nome en Alaska pour une première mondiale : Le franchissement du passage du Nord-Ouest entre l’Alaska et le Groenland sur un catamaran de sport de 6.30 mètres, non habitable, sans moteur, sans assistance…et en solitaire !

    A double vocation, sportive et environnementale.
    Ce défi n’est pas seulement un exploit sportif hors normes. Yvan aura à cœur par ses observations, de sensibiliser le public sur la pollution et les effets du réchauffement climatique dans ces contrées polaires.

    Le Défi de tous les dangers
    Sur les 7500 km de son périple, Yvan Bourgnon sera confronté à des températures proches de 0° et un chavirage pourrait avoir de graves conséquences. Les rencontres avec des icebergs massifs et des growlers au positionnement incertain s’ajoutent au risque d’être bloqué par une reformation précoce de la banquise :
    « Le timing pour réaliser l’ensemble du passage en une seule saison est serré, je vais devoir redoubler d’efforts pour naviguer quasiment 2 mois sans m’arrêter.»

    La faune Arctique pourrait également lui réserver des surprises, avec l’emblématique ours polaire, redoutable nageur, dont Yvan Bourgnon, sans moteur et au ras des flots, devra se méfier 24 h sur 24.

    Une préparation à la hauteur du défi.
    Yvan et son catamaran «Ma Louloutte» ont déjà effectué un tour du monde ensemble et si le marin s’est physiquement préparé, le bateau n’est pas en reste : entre autre un renforcement des étraves par du Kevlar pour parer les chocs avec la glace, le conditionnement en boite étanche du pilote automatique, le renforcement du pied de mat et l’ajout de panneaux solaires supplémentaires. Des toiles abritant les bancs couchettes et une combinaison étanche sur mesure, améliorent confort et sécurité.

    Malgré tout, une grande part d’inconnu subsistera dans cette région très mal cartographiée :
    «Je me situe plus comme un aventurier qu’un scientifique. L’idée de ne pas tout savoir sur ce qui m’attend me plaît. Je souhaite trouver des solutions en cours de route.»

    Le navigateur sera équipé d’un téléphone satellite, d’une balise de détresse. A terre, Yann Bonneau le responsable de la sécurité sera en contact permanent et en capacité de déclencher une éventuelle opération de sauvetage.

    Pour le moment « Ma Louloutte » est sur le pont d’un porte container à Panama City, avant de rejoindre Anchorage puis Nome (Alaska), point de départ du Défi Bimedia.